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Ces anciens "bébés-bulle" qui mènent une vie normale
lun, 26/07/2010 - 09:28
En mars 1999, des enfants atteints d'une maladie génétique rare les privant de défenses immunitaires étaient traités par thérapie génique. Une grande première réalisée par les professeurs Alain Fischer, Marina Cavazzana-Calvo et leurs équipes (Inserm, AP-HP et université Paris-Descartes). Onze ans plus tard, les chercheurs ont perfectionné ce type de thérapie et ont réussi à neutraliser les problèmes de toxicité rencontrés au début de cette aventure médicale, dont toutes les étapes sont décrites dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine. Aujourd'hui, sur les neuf enfants pris en charge en France par thérapie génique, sept enfants mènent une vie normale. Parmi ces derniers, trois avaient pourtant développé une leucémie à la suite du traitement, ce qui avait conduit à l'arrêt complet de ce type de thérapie aujourd'hui en passe de reprendre.
Le déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X est caractérisé par une absence totale de cellules responsables de la défense de l'organisme contre les infections. Les enfants concernés doivent donc être placés dès la naissance dans des chambres stériles. Pour ces "bébés-bulle", l'espoir de bénéficier un jour de la reconstitution de leur système immunitaire passe par une greffe de moelle osseuse issue d'un donneur familial compatible. Mais la réussite de ces greffes est conditionnée par un certain nombre de facteurs limitants, notamment le manque de donneurs, le risque de mortalité et la reconstitution incomplète des défenses immunitaires.
C'est pourquoi les spécialistes parisiens ont proposé, dès 1999, une nouvelle méthode de thérapie génique, qui consiste à insérer une copie normale du gène altéré dans l'organisme des enfants malades. Pour cela, le gène-médicament est amené, en dehors de l'organisme (ex vivo), dans les cellules du patient grâce à un vecteur viral de type rétrovirus. Ce vecteur permet la pénétration du gène dans la cellule, son insertion au sein du génome et la production de la protéine défectueuse chez ces enfants. Une fois cette étape réalisée, les cellules corrigées à l'origine des éléments responsables des défenses immunitaires (les lymphocytes T) sont réinjectées au jeune patient. Les premiers enfants ainsi traités par thérapie génique ont pu retrouver un système immunitaire fonctionnel et échapper aux infections à répétition.
Article paru dans le Point du 23/07/2010
Par Anne Jeanblanc
Le déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X est caractérisé par une absence totale de cellules responsables de la défense de l'organisme contre les infections. Les enfants concernés doivent donc être placés dès la naissance dans des chambres stériles. Pour ces "bébés-bulle", l'espoir de bénéficier un jour de la reconstitution de leur système immunitaire passe par une greffe de moelle osseuse issue d'un donneur familial compatible. Mais la réussite de ces greffes est conditionnée par un certain nombre de facteurs limitants, notamment le manque de donneurs, le risque de mortalité et la reconstitution incomplète des défenses immunitaires.
C'est pourquoi les spécialistes parisiens ont proposé, dès 1999, une nouvelle méthode de thérapie génique, qui consiste à insérer une copie normale du gène altéré dans l'organisme des enfants malades. Pour cela, le gène-médicament est amené, en dehors de l'organisme (ex vivo), dans les cellules du patient grâce à un vecteur viral de type rétrovirus. Ce vecteur permet la pénétration du gène dans la cellule, son insertion au sein du génome et la production de la protéine défectueuse chez ces enfants. Une fois cette étape réalisée, les cellules corrigées à l'origine des éléments responsables des défenses immunitaires (les lymphocytes T) sont réinjectées au jeune patient. Les premiers enfants ainsi traités par thérapie génique ont pu retrouver un système immunitaire fonctionnel et échapper aux infections à répétition.
Source : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/ces-anciens-bebes-bulle-qui-menent-une-vie-normale-23-07-2010-1218043_57.php
Article paru dans le Point du 23/07/2010
Par Anne Jeanblanc

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