- Mobilisation en faveur de la lutte du cancer chez l'enfant
- Le palmarès 2011 des hôpitaux les plus sûrs selon l'express
- Atlas de la démographie médicale française 2010
- La Haute Autorité de Santé recommande la mise en place d’un dépistage national organisé
- L'EFS lance un appel au don de sang
- CANCER - Percée majeure dans la recherche
- Un patient traité pour la première fois avec des cellules souches embryonnaires
- Octobre rose, et après ?
- Le nombre de malades d'Alzheimer devrait doubler en vingt ans
- Assurance-maladie : les assurés vont être mis à contribution pour limiter le déficit
- Estimer la maturité du cerveau par imagerie cérébrale
- Lupus: un traitement prometteur bientôt testé.
- Qualité des soins : une médaille d'argent pour la France !
- Certaines allergies médicamenteuses sont des réactions à des virus « dormants »
- Faut-il organiser un dépistage généralisé des troubles de l'audition ?
Optimisation des blocs opératoires
Iradj GANDJBAKHCH, membre de l’académie nationale de médecine, a conclu un rapport concernant les blocs opératoires en mai 2009 de la manière suivante :
« En conclusion, la rapidité des progrès technologiques et les modifications de la réglementation font qu’un bloc opératoire, quelle qu’en soit la qualité de conception initiale sera inadapté en moins d’un quart de siècle. […]Le fonctionnement du bloc opératoire nécessite une discipline rigoureuse universellement acceptée. ».
Un établissement MCO est un système de production de soins devant faire face, actuellement, à la régulation des dépenses de santé, aux ressources humaines et matériels restreintes, à l’évolution de la population (nouvelles maladies, vieillissement), a un ensemble de règlementation de plus en plus strictes, etc.
Mais quels seront les enjeux de demain ?
Aujourd’hui, le bloc opératoire est au cœur des préoccupations en tant qu’élément stratégique incontournable de l’établissement. L’organisation et la gestion des blocs opératoires doivent lier un processus industriel de production (car la chirurgie constitue l’activité principale d’un établissement) et une réponse humaine de différents corps de métier aux intérêts divergents. La direction de la structure doit être un bras de levier pour optimiser cet élément.
Cependant, le bloc ne doit pas être séparé des autres services avec lesquels, il est, inévitablement, en interaction. Il ne doit pas être géré en dehors des autres services mais bien comme un élément parmi d’autres. Il subit les aléas que les services supports qui l’entourent rencontrent.
Si l’évolution des établissements est constante, celle des blocs l’est forcément.
De part la règlementation, le bloc est de plus en plus cadré ; ce qui ne l’empêche pas de connaitre bon nombre de situations dangereuses.
Les réflexions engagées, par les autorités et les sociétés ou associations savantes, amènent à des changements d’organisation logistique, de comportement, et de communication. Elles prouvent que la modification fondamentale de l’organisation du bloc opératoire peut diminuer considérablement les risques. En complémentarité de ces changements, le système de gestion des risques est primordial pour maîtriser les risques résiduels.
De manière générale, le bloc opératoire constitue un lieu où la gestion des risques prend tous son sens. Mais attention, il faut toujours aller progressivement vers l’amélioration et de ne pas brusquer le personnel : sans consensus, sans collaboration, le bloc peut se paralyser. Il ne faut jamais imposer les actions mais bien prendre l’avis des professionnels concernés.
L’optimisation ne doit jamais être considérée comme terminée : elle doit être constante. Nous ne savons pas comment seront gérés dans les décennies à venir les hôpitaux et les cliniques et donc ce que deviendront les blocs opératoires.
Des lieux de haute technicité ? Sans doute, ils le resteront.
Des lieux complexes ? Sûrement aussi.
Des lieux à risque ? Peut être. Mais les évolutions en matière de technologie ne tendent-elle pas à réduire le risque lié à l’intervention en elle-même ?
Et quelle incidence le développement de la chirurgie ambulatoire aura-t-il sur l’organisation du bloc ?
Ce sont là quelques questions que l’on peut se poser. Pour ce qui est du présent, il est nécessaire de constamment chercher à optimiser son bloc opératoire, fixer des objectifs stratégiques et tenter de les atteindre.
Source :
« L’activité de chirurgie : Stratégie et optimisation », C. Giroux, Mémoire de fin d’étude soutenu le 17 Octobre 2009 (Master 2 Santé Publique option Gestion des Risques, Institut Lillois d’Ingénierie de la Santé).

Commentaires
Bravo pour ce mémoire, il a
Poster un nouveau commentaire