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Certaines allergies médicamenteuses sont des réactions à des virus « dormants »

Les
chercheurs ont suivi 40 patients qui souffraient d'un DRESS (pour Drug
Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms, c'est-à-dire une
réaction au médicament entraînant une augmentation de la concentration
en certains globules blancs, les lymphocytes éosinophiles, puis des
symptômes allergiques cutanés et viscéraux, notamment hépatiques,
pulmonaires et rénaux) en réponse à différents médicaments appartenant
principalement à la famille des antibiotiques et des antiépileptiques.
Philippe Musette et ses collaborateurs ont analysé la multiplication du
virus chez ces personnes : chez 76 % d'entre elles, ils ont constaté la
multiplication du nombre d'EBV dans le sang.
"Les
observations effectuées au niveau des cellules de l'immunité de ces
patients (des lymphocytes TCD8+ en particulier) montrent que la majeure
partie de leur réponse immunitaire est dirigée contre les particules
virales", précise le communiqué de l'Inserm. L'organisme ne réagit donc
pas contre le médicament, jusqu'alors jugé responsable du déclenchement
des symptômes d'allergie, mais lutte contre l'invasion et la
réactivation virale induite par la molécule. Les traitements testés
pourraient donc déclencher l'activation des virus Epstein-Barr dormants
des patients, par un mécanisme qu'il reste à élucider. Ces résultats
pourraient remettre en question le point de vue généralement admis
concernant les mécanismes de l'allergie médicamenteuse et leur
traitement, notamment celui des manifestations cutanées qui pourraient
bénéficier d'une thérapie antivirale.

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